Damnède, cinq jours se sont écoulés depuis mon dernier post ; cela me rappelle tous les blogs que j'ai tenté de tenir jusqu'à maintenant, où l'enthousiasme initial fléchissait rapidement devant les aléas de mon emploi du temps et de mes affections de la période... Je crois d'ailleurs que tous ont eu un post qui commençait par "Damnède", et que c'était l'un des derniers, héraut d'une mort éditoriale certaine - alors tentons que ce ne soit pas encore le cas.
Je profite d'un nouveau déplacement - après trois semaines de break, un simple aller-retour en région parisienne - pour gratter quelques mots. Un trajet aller plutôt tranquille en dépit des prévisions d'opérations escargots paralysantes, si l'on excepte l'oiseau qui a eu la riche idée de venir mourir violemment sur mon pare-brise. L'occasion d'écouter un peu de musique, miettes indirectes de ce Hellfest que je dois toujours vous conter... Car oui, ce qui est bien avec un festival - quel que soit son objet - c'est autant ce qu'on y découvre en live, que ce qu'on y découvre de façon indirecte. En discutant avec des amis, des musiciens, des inconnus... ou en feuilletant un vieux Metallian, proposé au bar artiste comme dans une version destroy de la salle d'attente de votre médecin traitant (plus jeune, j'ai toujours préféré celles de mes coiffeurs et leurs Newlook). C'est ainsi que je suis tombé sur une brève traitant de Gallhammer, trio nippon de donzelles pratiquant du Doom Metal. Ni une ni deux, je me suis rué à mon retour sur le site de Peaceville (leur label) pour m'approprier leur discographie. Et quelle merveille que ce groupe insolite ! Pas du goût de tout le monde à mon avis, mais le râle de la belle Vivian Slaughter possède un charme étonnant, surtout sur des morceaux aussi joliment construits, dans leur inertie, que At the Onset on the Age of Despair (tout est dans le titre) et SLOG. Pour les amateurs : ruez vous sur l'excellent DVD Ruin of a Church, visionné d'un œil ce WE en triant des tickets de péage (véridique).
Autre compagnon de route, le premier opus d'Avenged Sevenfold, Sounding the Seventh Trumpet. Aussi bon cet album soit-il, je le trouve nettement moins réussi que le dernier, n'en déplaise aux puristes qui crient à la trahison. Car tout le talent du groupe réside à mes yeux dans sa faculté à faire du metal potentiellement FM, du vrai. Avec un côté pop, pas mal de côtés core, des guitares à pleurer, et même des voix d'enfants. Et côté voix, pour autant que j'aime les braillards, M. Shadows est bien plus impressionnant quand il chante.
Pour le reste de la semaine, c'est du train-train, mais pas vraiment : le boulot est le même, mais le cadre a changé puisque nous avons investi notre local! J'ai encore un peu trop de paperasse pour vraiment en profiter, mais je suis quand même vraiment enthousiaste. Et Béa aussi.
Un peu d'images tout de même pour terminer : nous avons enfin regardé le World Trade Center d'Oliver Stone hier soir. Film d'une retenue étonnante, synecdoque singulière d'une catastrophe contemporaine, qui nous rappelle combien la douleur se prolonge au-delà de l'impact. Pour le coup, c'est une réussite bien pensée, pudique et respectueuse. Même si les gravats et Maggie Gyllenhaal volent la vedette à Nicolas Cage.
lundi 30 juin 2008
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