Un peu définitif comme titre, non ? Pas que ça vous inquiète, mais n'ayez crainte : ce solde ne signifie pas que ce blog, comme tous ses prédécesseurs, va se laisser mourir. Juste que, demain soir, c'est l'heure de partir en vacances, de remiser claviers et écrans LCD au placard pendant quelques temps (sauf celui de la PSP, qui ne compte pas). Pas question donc, de laisser des affaires en cours squatter un coin de mon esprit pendant que je me consacre, sous le soleil breton (une contradiction dans les termes ?), à ma famille autant qu'à ma détente. Finis donc, les compte-rendu repoussés et autres impressions reportées.
Prenons l'édition 2008 du Hellfest, par exemple, sur laquelle je suis intervenu à plusieurs reprises, sans pour autant finaliser mon récit. Alors oui, je me suis fendu d'extrémités - un début, une fin - sans rien vous donner de consistant entre les deux. Sans vous dire par exemple, combien j'ai été remué par la prestation nocturne de Sepultura - euh, pardon, Cavalera Conspiracy. Ouverture sur le fantastique Inflikted, qui rappelle combien le metal moderne doit aux frangins brésiliens, enfin réunis après des années de brouille. La suite du concert, hymne à l'énergie et au partage, navigue entre le premier opus de ce nouveau groupe, et l'héritage de Sepultura et même Nailbomb. Le travail de Max avec Soulfly n'est pas abordé ; la preuve que sieur Cavalera considère bien Cavalera Conspiracy comme la suite logique de Sepultura, son évolution tardive et désirée. Et c'est bien de conspiration qu'il est question : la famille Cavalera s'approprie le public (il est toujours hallucinant de constater que c'est l'un des seuls groupes au cours d'un festival, capable de mobiliser tout le monde pendant plus d'une heure), mais aussi la scène. L'an dernier ou il y a deux ans je ne sais plus, le fils de Max était venu sur scène gratter ses six cordes ; cette année c'est son neveu - soit le fils d'Igor - qui prend la place de papa à la batterie le temps de rythmer le mythique Troops of Doom. Pas mauvais, le fiston (c'est ce qu'on appelle un euphémisme).
In Flames et ses flammes éponymes, redoutables d'énergie ; le son mythique, terrassant de Ministry, a peine terni par l'ébriété remarquable de son chanteur étonnamment inoffensif ; la puissance de Sick of it All ; la découverte Municipal Waste, qui rappelle combien Suicidal me manque sur scène ; la grandiloquence un peu trop dense de Dimmu Borgir ; la technique déconstructive de Meshuggah, presque épuisants dans leurs contre-temps incessants ; l'ampleur hybride d'Opeth, qui n'est pas faite pour être vécue de jour... Reste encore, tout en haut de la liste, la beauté incroyable de la prestation de Porcupine Tree, même pas déstabilisée par l'absence de son deuxième guitariste, le chanteur prenant sur lui d'occuper l'espace pour chanter, évidemment, mais aussi simuler deux guitaristes et un clavier avec maestria. La découverte enfin, de Year of no Light, petit groupe bordelais post-hardcore fantastique, représentation sonore d'un monde qui nous échappe, soundtrack apocalyptique qui m'était inconnue jusqu'alors tout en étant incroyablement familière, et qui a teinté mon été d'un véritable renouveau musical.
Renouveau musical, en effet. Depuis ce jour là, le post-hardcore, le screamo, le doom nippon et autres sont devenus ma nouvelle passion (mais sachez qu'une nouvelle passion ne vient jamais, chez moi, prendre la place d'une ancienne, juste s'y rajouter). J'ai enfin reçus mes CDs d'Envy et j'en suis ravi, je retrouve la force hypnotique de leur prestation entraperçue à Clisson. Partant de Gallhammer et de la très sympathique Vivian Slaughter, j'ai découvert l'autre personnalité de la demoiselle : celle de Vivian Drunkard, alto sax pour Congenital Hell. "Doom metal meets high frequency sonic destruction meets speed demon" des mots de la belle ; des morceaux structurés sur la durée - plus d'une demi-heure pour certains - laissant de la place à la rigueur pesante du doom autant qu'à une certaine improvisation dépressive certes, mais aussi speed et virtuose. C'est sans doute l'un des groupes les plus impressionnants que j'ai entendu depuis longtemps. Le point positif : je suis très impressionnable lorsque je découvre de nouveaux terrains de jeux et d'écoute. Prochaine acquisition prévue : un certain Funeral Moth.
L'écoute donc, prend pas mal de mon temps en ce moment, au détriment des yeux. Tout de même, nous nous sommes replongés avec Béa, dans l'intégral des frasques du Dr House. Niveau films, peu de séances - une seule en fait la semaine dernière, mais de taille : le rattrapage du Zodiac de Fincher, réussite hallucinante de (dé)construction narrative, époustouflante de sobriété visuelle, de justesse de rythme, d'attention à l'obsession. Robert Downey Jr y est remarquable, tout comme l'ensemble du cast, jusqu'à la participation anecdotique d'Elias Koteas.
Images toujours, avec une faiblesse hier : la vision des trailers du nouveau film des X-Files et de The Dark Knight. Les mots me manquent (il faut dire aussi que j'ai dépassé mon quota) ; place aux images, donc.
jeudi 24 juillet 2008
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