Pas beaucoup de temps hier encore, pour m'éloigner du boulot et tenter de dompter les instruments en plastique de l'excellent Rock Band. J'ai bien essayé de profiter d'un petit Welcome Home (Coheed & Cambria), mais mes deux tentatives ont été interrompues par des coups de fil de clients... Qu'à cela ne tienne : le créneau suivant, en fin d'après-midi, m'a permis de délaisser ma Fender Stratocaster en plastique pour le confort, pesant et périlleux, de ma véritable Jackson JS30RR Rhoads. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas tenu la bête, toute de noir vêtue, dans mes doigts, lui préférant ma Yamaha modifiée pour les quelques cours auxquels j'ai pu assister ces derniers mois, moins susceptible d'éborgner mon professeur. Bon, je ne joue toujours pas comme un Dieu, ni même comme un de ses représentants, intérimaire et manchot, sur Terre, mais le plaisir est immense, surtout couplé à une pédale Death Metal. Les fausses guitares c'est bien, et c'est un très bon exercice rythmique et de doigté (surtout à l'image d'un Dragonforce à 100% en Expert...) que de s'adonner à Guitar Hero et ses descendants. Mais la réalité, nettement plus complexe, est aussi nettement plus riche. Surtout quand, amateur de bruit devant l'éternel, vous arrivez (un peu) à faire des sons parasites de l'ampli saturé et des cordes non maîtrisées, une composante presque volontaire de votre "performance". Avec ça forcément, quelques minutes durant, les coups de fil du monde extérieur passent à la trappe - et les consoles aussi.
Bien que les périphériques créés pour les consoles de salon aient popularisé les jeux de musique au-delà du simple DDR, les consoles portables elles, restent perméables ou peu convaincantes, en matière d'expérience musicale. Guitar Hero On Tour paraît bien dérisoire, tout comme Jam Sessions en son temps (pas si éloigné). Il y a toutefois un produit que j'attends avec impatience : le KORG DS-10 Synthetizer qu'AQ Interactive éditera au Japon le 25 juillet prochain. N'hésitez pas à aller jeter un œil sur le site officiel pour vous en convaincre ; vous y trouverez même un mp3 généré par le soft en guise de démonstration. Après l'insolite Elektroplankton, la DS s'affirme donc une nouvelle fois comme la seule console capable de devenir un instrument, plutôt que de le simuler. Mais la simulation a aussi du bon ; si seulement Taiko no Tatsujin daignait sortir chez nous, ne serait-ce que dans l'une de ses itérations...
samedi 7 juin 2008
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