vendredi 12 septembre 2008

Catching up

Et hop, nous voici à la mi-septembre ! Boulot à foison et déplacements repris ; par exemple, aller-retour sur Toulouse en ce début de semaine, compter sept heures pour revenir mardi soir cause immobilisation d'une heure et demie sur la rocade Bordelaise... Alors boulot donc, beaucoup, et ça laisse peu de temps pour autre chose. Mon M17x n'a toujours pas de vis (j'en ai reçu, mais pas les bonnes), mais continue de tourner à merveille. Ce qui est amusant, c'est d'avoir deux 8800 GTX pour faire tourner Quake premier du nom en mode fenêtré, suite à l'acquisition du pack Id vendu au rabais le WE dernier sur Steam (30 euros pour plus de 20 titres!). Bonjour le flashback, mais c'est bon de se remémorer nos FPS d'antan, même méchamment polygonés. Si je n'ai pas pris le temps de rédiger un texte sur The Dark Knight sur Sancho, j'ai tout de même écrit quelques lignes sur Martyrs, vu samedi dernier en compagnie d'un ami, victime consentante. Forcément, le film n'est pas du goût de tout le monde. Ça tombe bien : je ne crois pas qu'il s'adresse à tout le monde de toute façon.





Au rayon des news, le LHC a été lancé cette semaine, et, non, le monde n'a pas été englouti dans un colossal trou noir. Dommage pour les fans de Nostradamus. Alors qu'il se passe plein de choses importantes dans le monde, j'ai un faible pour une info iconoclaste cette semaine : l'ouverture du premier cimetière réservé à des supporters de foot. Ca se passe à Hambourg, et ça laisse bouche bée. Au rayon des titres qui font sourire toujours, MSN titre depuis hier « Corée du Nord : le dicateur Kim Jong-Il serait malade, le régime dément ». Lu d'une traite, on ne peut s'empêcher de percevoir la seconde partie de cet intitulé comme la suite de la supposition, non ?

Au rayon virtuel, je me suis replongé dans un univers online – celui du Seigneur des Anneaux. Au niveau gameplay, ça ne change pas foncièrement de WoW, même si grâce au système de traits, les classes du jeu sont plus polyvalentes, certainement pour attirer les noobs dont je ferais éternellement partie. C'est plus joli au niveau architecture, plus fin. Au niveau animation par contre, c'est une autre histoire, même si le coup des fractures après une chute n'a cesse de me faire sourire. J'attends d'atteindre le level 15 pour pouvoir me payer une maison et devenir un casual casanier, summum de la glande numérique.

L'une de mes lectures estivales n'est peut-être pas étrangère au fait que j'ai décidé de me replonger dans un MMO. Je conseille en effet à tous les amateurs du lien socio-virtuel de se plonger dans l'excellent Digital Culture, Play and Identity édité par MIT Press. L'ouvrage, rédigé par une guilde d'universitaires, aborde World of Warcraft sous bon nombre d'aspects socio-culturels, et se révèle passionnant dans son approche pluridisciplinaire, brassant considérations économiques (le grind, autres raid et farming comme autant d'outils d'éducation capitaliste), ethnologiques (la représentation des minorités), de game-design (le pourquoi du comment des dimensions du monde et des juxtapositions improbables d'architectures et végétations) et j'en passe. Un point passionnant est l'analyse de la contradiction dans les termes que constitue la dénomination « MMORPG », puisque WoW comme bon nombre de ses confrères, oppose constamment ses règles à la pratique d'un véritable jeu de rôles. On regrettera tout de même une approche incomplète de la notion de personnage et d'avatar, notamment sous l'angle du « cross-gendering », point passionnant de la représentation et de la projection virtuelle s'il en est. Pour le reste, c'est du tout bon.

mardi 26 août 2008

Unlucky

Ha ! Ça y est, je l'ai mon M17x ! Alors, verdict... Alienware sucks, ou doesn't suck ? Difficile de s'exprimer tout en blanc ou tout en noir, mais le gris est tout de même assez foncé ; explications. Soit, la bête touche les 13 000 à 3D Mark 06 (une unité de mesure bien connue des geeks dont je fais partie), possède un écran haute def à tomber et une power brick capable de renforcer la structure de notre maison ancestrale... mais lorsque j'ai démarré la bête vendredi (après être allé la chercher au dépôt DHL, impatient que je suis), j'ai failli m'effondrer face au message d'erreur m'indiquant l'absence d'une structure bootable. Un petit détour dans le BIOS m'indique que le portable ne comporte aucun disque dur ; quelques coups de tournevis plus tard (au moins le châssis est nickel, et facilite le diagnostic), je découvre que les disques sont biens présents, mais non connectés. Et pour cause : un employé mou du bulbe a mal interprété l'expression "free fall", et l'a appliqué au pied de la lettre, omettant de visser les composants qui se sont baladés pendant tout le transport au travers de l'Europe. Au moins, le service technique a eu la décence de rester bouche bée. Le service commercial par contre, a été plus insultant, en me proposant un dédommagement de l'ordre de 70 euros - soit euh... moins de 2% du prix de la machine ? Il faut d'ailleurs toujours que je les rappelle à ce sujet. Passons par ailleurs sur le fait que le lecteur BluRay est inexploitable (pas de logiciel de lecture HD fourni). Même dans une machine haut de gamme donc, la conscience professionnelle est en option ! Grrr...

Dans la série, "la techno en ce moment, c'est pas mon fort" (je précise que j'ai fait tomber ma 360 il y a une dizaine de jours), j'ai perdu mon portable ce WE - le téléphone, pas l'ordi tout neuf, qui est au plus, un "transportable" de 5 kilos et quelques. L'avantage ? Eh bien j'en ai un tout beau tout neuf, qui fait le café et même plus si on lui demande gentiment. J'ai juste perdu un certain nombre de numéros, ce qui me permettra, pour une fois, d'avoir une excuse pour ne pas appeler mes amis suffisamment souvent.

Bon, si j'ai perdu mon téléphone au moins, c'est pour la bonne cause, puisque c'est je pense, en allant voir Wall-E au cinéma avec Hugo et son cousin. Un petit moment de bonheur - surtout la première demi-heure, quasiment exempte de dialogues - qu'il est toujours mieux de partager avec des enfants en salle. Autre activité du WE, moins drôle, l'accrobranche. Sur papier c'est alléchant, mais j'y ai découvert ce que je craignais depuis mon accession à la paternité : je souffre désormais d'un vertige violent ! Pas évident du coup, de rester zen suspendu à 5 mètres du sol... j'ai presque eu honte dites donc, mais j'ai surtout bien dormi derrière ! Et je ne m'avance pas trop en disant que Béa a ressenti à peu près la même chose.

Voilà qui reporte mes comptes rendus en retard à une date ultérieure. En attendant, j'ai mis en ligne la nouvelle version du site Akatomy Plaza, logo tout neuf compris.

vendredi 22 août 2008

The Day That Never Comes

Pas forcément facile de trouver un titre original pour chaque post. Mon choix aujourd'hui, s'est porté sur celui du premier extrait du prochain album de Metallica, prévu pour une sortie mondiale le 12 septembre. The Day That Never Comes donc, 7min56 qui revisitent l'histoire récente d'un groupe fragile, au bord de l'implosion depuis des années. Déstabilisant, le morceau confronte le Metallica classique - l'intro en arpège notamment - à celui, rageur, de St Anger. Le son du Black album côtoie désormais le côté brut du chant d'Hetfield sur l'album précédent, sans oublier les solos de la grande époque... Un morceau qui fait un peu patchwork à la première écoute, mais qui saura certainement s'imposer avec le temps ; je me souviens avoir détesté The Memory Remains à sa sortie, et c'est aujourd'hui un de mes morceaux préférés du groupe, alors... Ecoute possible - et recommandée - sur le site officiel du groupe.

La reprise estivale suit son petit bonhomme de chemin, et le moins qu'on puisse dire est que ce chemin est tranquille. Les clients vont et viennent, hésitant à quitter les vacances pour de bon. Ce qui me laisse le temps de repenser l'identité graphique d'Akatomy Plaza (coming soon), et de faire un peu de travail de créa "différent" pour des amis. Le tout en attendant, fébrilement, l'arrivée de mon Alienware M17X qui ne devrait plus tarder...

Comme souvent lorsque j'attends un objet de ce calibre - ce qui n'est pas si souvent en fait - je suis un peu paralysé, obnubilé par l'expectative. D'où mon silence cette semaine alors que j'ai tant de choses à dire : donner mes impressions sur The Dark Knight, revenir sur mes lectures de l'été comme promis, faire le tour des vidéos issues de la GC (Games Convention) qui se déroule à Leipzig et est autrement plus riche que la récente - et décevante - édition de l'E3, parler un peu de Hellgate : London, l'échec de Flagship Studios que je trouve pourtant bien sympathique... Normalement, je devrais être "débloqué" la semaine prochaine, alors patience !

Ah si j'oubliais : le tabac a pris 10% aujourd'hui. Ce qui nous fait le paquet de Pall Mall à rouler à 4€70 au lieu de 4€30. Si c'est pas pour compenser la baisse du prix du pétrole ça...

vendredi 15 août 2008

Reprise

Une semaine déjà, que nos vacances en Bretagne se sont terminées. Quinze jours d'un été malheureusement timide, tout de même propice à une véritable coupure : balades en famille, plage, et globalement, farniente. Il faut dire aussi que, sans écran ni accès Internet sous la main, on redécouvre d'autres activités. Même si je me suis pas mal laissé tenter par MHP2G, cette trêve estivale aura avant tout été l'occasion de reprendre une de mes activités fétiches, délaissée en période de préoccupations professionnelles : la lecture. Au cours des semaines qui viennent donc, en attendant que mes clients se remettent de leur torpeur aoûtienne, je reviendrai sur les nombreux titres dans lesquels j'ai eu la chance de me plonger.

Si j'ai tardé à reprendre la plume en ces pages, je me suis tout de même fendu de deux articles sur Sancho ; et je devrais remettre le couvert la semaine prochaine puisque Béa et moi sommes sur le point d'aller voir The Dark Knight en salles. On continue dans la thématique super-héros après Hancock donc, d'autant que nous avons vécu hier soir le plaisir coupable que constitue l'épisode 6.11 de Smallville - Justice, Les Cinq fantastiques en VF - incarnation généreuse et longtemps attendue des prémisses de la Justice League. Dieu qu'il est bon d'être un geek dans ces moments là!

vendredi 25 juillet 2008

Talk to you soon

Et oui ; comme qui dirait "we're off!". Deux semaines sans web, ça ressemblerait presque à une cure de désintox. Heureusement qu'il me reste un paquet de vices : ma famille, MHP2G et la cigarette! Bonnes vacances à ceux qui partent ou sont déjà partis. Pour ceux qui restent, voici 20 minutes de l'autre jeu de Blizzard que la planète entière attend en se rongeant les moignons.

jeudi 24 juillet 2008

Pour solde de tout compte

Un peu définitif comme titre, non ? Pas que ça vous inquiète, mais n'ayez crainte : ce solde ne signifie pas que ce blog, comme tous ses prédécesseurs, va se laisser mourir. Juste que, demain soir, c'est l'heure de partir en vacances, de remiser claviers et écrans LCD au placard pendant quelques temps (sauf celui de la PSP, qui ne compte pas). Pas question donc, de laisser des affaires en cours squatter un coin de mon esprit pendant que je me consacre, sous le soleil breton (une contradiction dans les termes ?), à ma famille autant qu'à ma détente. Finis donc, les compte-rendu repoussés et autres impressions reportées.

Prenons l'édition 2008 du Hellfest, par exemple, sur laquelle je suis intervenu à plusieurs reprises, sans pour autant finaliser mon récit. Alors oui, je me suis fendu d'extrémités - un début, une fin - sans rien vous donner de consistant entre les deux. Sans vous dire par exemple, combien j'ai été remué par la prestation nocturne de Sepultura - euh, pardon, Cavalera Conspiracy. Ouverture sur le fantastique Inflikted, qui rappelle combien le metal moderne doit aux frangins brésiliens, enfin réunis après des années de brouille. La suite du concert, hymne à l'énergie et au partage, navigue entre le premier opus de ce nouveau groupe, et l'héritage de Sepultura et même Nailbomb. Le travail de Max avec Soulfly n'est pas abordé ; la preuve que sieur Cavalera considère bien Cavalera Conspiracy comme la suite logique de Sepultura, son évolution tardive et désirée. Et c'est bien de conspiration qu'il est question : la famille Cavalera s'approprie le public (il est toujours hallucinant de constater que c'est l'un des seuls groupes au cours d'un festival, capable de mobiliser tout le monde pendant plus d'une heure), mais aussi la scène. L'an dernier ou il y a deux ans je ne sais plus, le fils de Max était venu sur scène gratter ses six cordes ; cette année c'est son neveu - soit le fils d'Igor - qui prend la place de papa à la batterie le temps de rythmer le mythique Troops of Doom. Pas mauvais, le fiston (c'est ce qu'on appelle un euphémisme).



In Flames et ses flammes éponymes, redoutables d'énergie ; le son mythique, terrassant de Ministry, a peine terni par l'ébriété remarquable de son chanteur étonnamment inoffensif ; la puissance de Sick of it All ; la découverte Municipal Waste, qui rappelle combien Suicidal me manque sur scène ; la grandiloquence un peu trop dense de Dimmu Borgir ; la technique déconstructive de Meshuggah, presque épuisants dans leurs contre-temps incessants ; l'ampleur hybride d'Opeth, qui n'est pas faite pour être vécue de jour... Reste encore, tout en haut de la liste, la beauté incroyable de la prestation de Porcupine Tree, même pas déstabilisée par l'absence de son deuxième guitariste, le chanteur prenant sur lui d'occuper l'espace pour chanter, évidemment, mais aussi simuler deux guitaristes et un clavier avec maestria. La découverte enfin, de Year of no Light, petit groupe bordelais post-hardcore fantastique, représentation sonore d'un monde qui nous échappe, soundtrack apocalyptique qui m'était inconnue jusqu'alors tout en étant incroyablement familière, et qui a teinté mon été d'un véritable renouveau musical.

Renouveau musical, en effet. Depuis ce jour là, le post-hardcore, le screamo, le doom nippon et autres sont devenus ma nouvelle passion (mais sachez qu'une nouvelle passion ne vient jamais, chez moi, prendre la place d'une ancienne, juste s'y rajouter). J'ai enfin reçus mes CDs d'Envy et j'en suis ravi, je retrouve la force hypnotique de leur prestation entraperçue à Clisson. Partant de Gallhammer et de la très sympathique Vivian Slaughter, j'ai découvert l'autre personnalité de la demoiselle : celle de Vivian Drunkard, alto sax pour Congenital Hell. "Doom metal meets high frequency sonic destruction meets speed demon" des mots de la belle ; des morceaux structurés sur la durée - plus d'une demi-heure pour certains - laissant de la place à la rigueur pesante du doom autant qu'à une certaine improvisation dépressive certes, mais aussi speed et virtuose. C'est sans doute l'un des groupes les plus impressionnants que j'ai entendu depuis longtemps. Le point positif : je suis très impressionnable lorsque je découvre de nouveaux terrains de jeux et d'écoute. Prochaine acquisition prévue : un certain Funeral Moth.

L'écoute donc, prend pas mal de mon temps en ce moment, au détriment des yeux. Tout de même, nous nous sommes replongés avec Béa, dans l'intégral des frasques du Dr House. Niveau films, peu de séances - une seule en fait la semaine dernière, mais de taille : le rattrapage du Zodiac de Fincher, réussite hallucinante de (dé)construction narrative, époustouflante de sobriété visuelle, de justesse de rythme, d'attention à l'obsession. Robert Downey Jr y est remarquable, tout comme l'ensemble du cast, jusqu'à la participation anecdotique d'Elias Koteas.

Images toujours, avec une faiblesse hier : la vision des trailers du nouveau film des X-Files et de The Dark Knight. Les mots me manquent (il faut dire aussi que j'ai dépassé mon quota) ; place aux images, donc.



vendredi 18 juillet 2008

Could the world be a better place ?

Pour le plaisir. Dommage que celui-là - Onechanbara VorteX - ne soit dispo qu'au Japon, sur une console que les nippons adorent ignorer.

Madword à l'E3

Et puis c'est tout. Tout jeu dont le logo intègre une tronçonneuse se passe de toute façon de commentaires.

jeudi 17 juillet 2008

Tatoués et Bikini Zombie Slaying en vue

Le temps continue de filer à toute vitesse... C'est que l'échéance des vacances se rapproche - qui s'en plaindrait ? - et qu'il faut à tout prix boucler un maximum de dossiers en cours, histoire de passer deux semaines tranquilles. Avec les aller-retour sur Paris, formations oblige, ça ne laisse que peu de temps pour grattouiller. Et ce n'est pas comme si je ne m'étais pas remis à Monster Hunter, non plus...

En ce moment, c'est l'E3 ; le moment préféré de l'année pour tout amateur de jeux vidéo qui se respecte. Au niveau des annonces, rien de bien délirant : des suites et encore des suites, et peu de nouvelles IP. Le nouveau Prince of Persia a tout de même l'air sacrément sympa. Ce que je retiens moi, c'est plutôt la sortie - enfin - de Yakuza 2 sur PS2 dans nos contrées, prévue en septembre et en VO, histoire de ne pas retomber dans le ridicule du doublage ricain proposé sur le premier opus. Ou l'apparition programmée, elle aussi tardive, du sous-phénomène Onechanbara sur Wii en Europe, rebaptisé pour l'occasion Bikini Zombie Slayers. Un titre descriptif des plus plaisants. Nouveau venu de cette édition, l'iPhone attire de plus en plus ma curiosité ; surtout lorsque le boss de Sega US déclare qu'en tant que machine de jeu, l'appareil est aussi puissant que la vénérée Dreamcast... Certains imaginent déjà l'iPhone enterrer la DS et la PSP. Ne lui manque plus que l'essentiel : une "killer app" comme on dit, l'équivalent Apple d'un MHP2G, capable à lui tout seul de faire de la PSP la console number one de l'année au Japon.

mercredi 9 juillet 2008

Metal Gear Solid : Cold Blooded

Je ne regarde pas tellement de films amateurs sur le net, mais j'ai bien fait de regarder celui-ci via Kotaku : simple et maîtrisé, ce court métrage d'animation reprend l'esprit des cut scenes de Metal Gear Acid, façon ganime, pour rendre hommage à l'univers de Kojima. Chapeau.


Metal Gear Solid: Cold Blooded from TheDuoGroup on Vimeo.

Envie d'avoir Envy

22 heures passées, à bord d'un train et à trois cent bornes de chez moi, où ma mère (merci m'man!) s'occupe de ma femme, alitée avec 39,5 de fièvre et des points blancs au fond de la gorge, et de mes gars - Lulu montrant des premiers signes de contamination... La conclusion ou presque, d'une journée ultra-speed, entre la gestion des enfants, du boulot, du planning de déplacement et de l'alternative à ma présence à la maison. Un premier trajet à la gare pour échanger mon billet aller, un second pour aller chercher ma mère, et le troisième est le bon. Les deux premières heures, une fois n'est pas coutume, sont placées sous le signe de la lecture - Persuasive Games d'Ian Bogost (la rhétorique procédurale dans les jeux vidéo, rien que ça!). Et pour conclure ce trajet inhabituellement long - 2h55 au lieu des 2h10 habituelles - un peu de traitement de texte. Je m'épanche facilement par écrit quand je m'éloigne du réconfort de l'échange marital. Il faut bien compenser ; c'est que je serais mieux chez moi, à m'occuper des miens.

Le titre de ce post fait référence - enfin - à la dernière édition du Hellfest, déjà plusieurs semaines derrière nous. Le Dimanche 22 juin, au terme de 72 heures du concert, le public pouvait choisir de s'éteindre, vers une heure du mat', sur Slayer ou sur Envy. Le premier, tout le monde connaît et ce à juste titre ; le second par contre, je n'en avais même jamais entendu parler. Mon côté Sancho s'affirme lorsque je croise les membres de ce groupe, seuls japonais du festival ; aussi je me décide à délaisser les assauts de Slayer, plusieurs fois pratiqués et appréciés, pour découvrir Envy. Et, quelques jours plus tard, je commande 2-3 disques du groupe sur le Net, que j'attends toujours. D'où le titre.

Envy donc, sous la toile de la Discovery Stage, les pieds en compote, épuisé et j'en passe. Lorsque je débarque avec Steve - collègue de fortune - le concert a déjà commencé. Sur scène, le groupe se perd dans une nappe atmosphérique répétitive, désamorcée par les décibels de Slayer, quelques centaines de mètre plus loin et nettement plus de matos à disposition. Steve lui, connaît mais n'est pas emballé. On échange notre circonspection d'un regard, genre "si ça change pas, on s'en va". Ca ne change pas vraiment mais on reste; la fatigue certainement. Et grand bien nous en prend.

Car lorsque le premier morceau se termine, un second démarre, sur un nouveau motif répétitif. Ça s'étire en longueur, ne cesse de s'exposer, de s'étherer. Et puis, parfois, ça claque. De l'analyse que j'avais faite jusqu'alors des catégories attribuées à tel ou tel groupe, j'aurais appelé ça du post-hardcore, mais il paraît que c'est du screamo. Et c'est étonnant. Le second morceau en réalité, n'était pas foncièrement différent du premier. Ce qui a changé entre les deux, c'est simplement mon implication; toute la différence qui rentre en jeu dans l'appréciation d'un film par exemple, suivant que l'on l'a vu en entier ou non. Autant certains morceaux vous accrochent d'un simple extrait, d'un riff ou d'un motif, autant les épanchements d'Envy semblent requérir une attention intégrale. Pour mieux ériger ce paradoxe essentiel qui construit mon paysage musical, mais aussi cinématographique, littéraire, vidéoludique : la violence n'a d'intérêt que lorsqu'elle est juxtaposée à la douceur. Et vice-versa. D'où l'importance, par exemple, d'écouter Suzanne Vega chanter World Before Columbus avant de se repaître de n'importe quel morceau de The Great Southern Trendkill (Pantera). Mon impression sur le moment : Envy en fait, si on devait faire une comparaison avec un jeu, ce serait un peu Shadow of the Colossus - s'il avait été conçu par Suda 51. A confirmer, ou pas, à l'écoute.





Je reviendrai sur le Hellfest un autre jour, forcément par le milieu puisque j'ai déjà couvert les extrémités. Normalement, j'aurais du me lancer dans l'écriture d'un autre texte, hors Asie pour Sancho, puisque Béa et moi nous sommes plongés il y a deux jours, dans la merveille que constitue l'Innocence de Lucile Hadzihalilovic ; un moment de cinéma durable, comme je n'en avais pas vécu depuis longtemps. Mais comme je m'écroule doucement - laissons l'écriture à plus tard - je vais le faire en retournant les émotions susurrées par la narration émergente du film dans ma tête. Douceur donc, pour aujourd'hui.



vendredi 4 juillet 2008

Liberté médiatique conditionnelle

Une nouvelle semaine qui se termine, la première en tant que gérant de SARL, installé dans nos locaux. S'il faut reprendre l'habitude d'être (bien) entouré toute la journée après quatre années passées à travailler seul, le changement est bienvenu ; et rien que le fait de se déplacer pour bosser, tout en conservant la liberté d'être son propre patron, donne un coup de fouet sympathique. La compagnie humaine franchement, ça le fait.

Une semaine marquée, côté nouvelles du monde, par la libération tant attendue d'Ingrid Betancourt. Une bonne nouvelle certes, qui souligne une nouvelle fois le caractère intrusif et détestable de l'information contemporaine. Non contents de faire du moindre fait divers un drame d'ampleur national, les médias abordent un véritable évènement, humain et familial, avec autant de retenue qu'un mariage de stars vendu au plus offrant. Pour preuve, un segment diffusé sur TF1 hier soir, dans un JT "en forme d'édition spéciale" (dixit PPDA), montrant les retrouvailles de Madame Betancourt et ses enfants. Le caméraman s'impose dans l'avion avec une gestion de l'espace à faire pâlir le Brillante Mendoza de Slingshot (cf. trailer ci-dessous), et la voix off de rappeler que "l'intimité leur a été dérobé pendant plus de six années", sans avoir conscience de l'affront que constitue la prolongation médiatique insolente de cette privation. Affligeant. Et PPDA de conclure l'édition quasi-larmoyant, en annonçant qu'il nous retrouvera encore avec plaisir la semaine prochaine : une émotion liée à la libération, ou à son exclusion prochaine ?



Pendant ce temps là, Sony offre aux possesseurs de la PS3 le "in-game XMB" qu'ils attendaient tant, prolongement de leur signature ergonomique depuis la PSP, sauf que la mise à jour détruit la séquence de boot de certaines consoles. Une première bien malheureuse dans l'histoire de l'update de firmware.

Et je n'ai toujours pas repris mon compte-rendu du Hellfest. Mais ça va venir.

lundi 30 juin 2008

Driving to Vivian's growl

Damnède, cinq jours se sont écoulés depuis mon dernier post ; cela me rappelle tous les blogs que j'ai tenté de tenir jusqu'à maintenant, où l'enthousiasme initial fléchissait rapidement devant les aléas de mon emploi du temps et de mes affections de la période... Je crois d'ailleurs que tous ont eu un post qui commençait par "Damnède", et que c'était l'un des derniers, héraut d'une mort éditoriale certaine - alors tentons que ce ne soit pas encore le cas.
Je profite d'un nouveau déplacement - après trois semaines de break, un simple aller-retour en région parisienne - pour gratter quelques mots. Un trajet aller plutôt tranquille en dépit des prévisions d'opérations escargots paralysantes, si l'on excepte l'oiseau qui a eu la riche idée de venir mourir violemment sur mon pare-brise. L'occasion d'écouter un peu de musique, miettes indirectes de ce Hellfest que je dois toujours vous conter... Car oui, ce qui est bien avec un festival - quel que soit son objet - c'est autant ce qu'on y découvre en live, que ce qu'on y découvre de façon indirecte. En discutant avec des amis, des musiciens, des inconnus... ou en feuilletant un vieux Metallian, proposé au bar artiste comme dans une version destroy de la salle d'attente de votre médecin traitant (plus jeune, j'ai toujours préféré celles de mes coiffeurs et leurs Newlook). C'est ainsi que je suis tombé sur une brève traitant de Gallhammer, trio nippon de donzelles pratiquant du Doom Metal. Ni une ni deux, je me suis rué à mon retour sur le site de Peaceville (leur label) pour m'approprier leur discographie. Et quelle merveille que ce groupe insolite ! Pas du goût de tout le monde à mon avis, mais le râle de la belle Vivian Slaughter possède un charme étonnant, surtout sur des morceaux aussi joliment construits, dans leur inertie, que At the Onset on the Age of Despair (tout est dans le titre) et SLOG. Pour les amateurs : ruez vous sur l'excellent DVD Ruin of a Church, visionné d'un œil ce WE en triant des tickets de péage (véridique).





Autre compagnon de route, le premier opus d'Avenged Sevenfold, Sounding the Seventh Trumpet. Aussi bon cet album soit-il, je le trouve nettement moins réussi que le dernier, n'en déplaise aux puristes qui crient à la trahison. Car tout le talent du groupe réside à mes yeux dans sa faculté à faire du metal potentiellement FM, du vrai. Avec un côté pop, pas mal de côtés core, des guitares à pleurer, et même des voix d'enfants. Et côté voix, pour autant que j'aime les braillards, M. Shadows est bien plus impressionnant quand il chante.
Pour le reste de la semaine, c'est du train-train, mais pas vraiment : le boulot est le même, mais le cadre a changé puisque nous avons investi notre local! J'ai encore un peu trop de paperasse pour vraiment en profiter, mais je suis quand même vraiment enthousiaste. Et Béa aussi.

Un peu d'images tout de même pour terminer : nous avons enfin regardé le World Trade Center d'Oliver Stone hier soir. Film d'une retenue étonnante, synecdoque singulière d'une catastrophe contemporaine, qui nous rappelle combien la douleur se prolonge au-delà de l'impact. Pour le coup, c'est une réussite bien pensée, pudique et respectueuse. Même si les gravats et Maggie Gyllenhaal volent la vedette à Nicolas Cage.

jeudi 26 juin 2008

Sountrack to my own private apocalypse

Deux jours déjà, que j'ai remis les pieds sur Terre, après 72 heures passées à Clisson, dans le confort épuisant du microcosme Hellfest. Première constatation : je n'ai plus vingt ans, et je ne me suis toujours pas remis, ni de ma rhino, ni des 10 heures de sommeil grappillées sur l'ensemble du séjour en enfer. Le sourire par contre, procuré par le souvenir de ce voyage musical et humain, d'Ultravomit à Envy, de la Couille de loup à la fragrance FUGB (foin-urinoir-graillon-bière), de mes amis à ces stars inconnues - charmantes pour la plupart - auxquelles nous avons servi quelques hectolitres de bière, est toujours bien là. Si les histoires à conter sont nombreuses, elles le seront moins dans ces lignes car certaines se doivent de rester à la fois private et off. Ce qui ne m'empêche pas d'avoir matière à m'épancher.

J'ai pas mal réfléchi depuis mon retour, à la meilleur façon de rédiger un compte rendu du festival. Ma première solution avait été d'opter pour un hommage à sieur Hunter S. Thompson, et de vous livrer un portrait exacerbé de la décadence des néo-nazis satanistes qui emplissent les lieux, de me concentrer sur les fluides versés à double sens par ces jeunes blafards qui portent leur agressivité à fleur de t-shirts chèrement acquis. L'objectif : satisfaire par anticipation subjective l'idée fausse (partiellement du moins) que chacun se fait du public Metal, pour mettre en avant le fait que, au final, le monstre est bien le narrateur, qui se contente de projeter sa propre perversion, et contamine le récit de ses abus à défaut de trouver matière authentique à se mettre sous la dent. Ce serait marrant, et puis Thompson est un peu un de mes Dieux - je suis polythéiste à l'extrême, façon American Gods - mais je vais tenter finalement, d'être plus mesuré. Un peu.

Bénévole au festival pour la troisième édition, j'attaque l'édition 2008 moins warrior que d'ordinaire. Il faut dire aussi que le déluge de l'an dernier, les voitures embourbées, les nuits à dormir dans des algecos inondés, nous avaient tous un peu calmés. Du coup, nous dormirons au sec, chez des amis. Merci aux Kargalliens. Alors que nous étions aux loges Second Stage les années précédentes, à nous le confort de l'un des nouveaux dispositifs du Hellfest : le bar artistes. Avantage : les pieds au sec, au calme. Désavantage : on piétine sévère - sans pour autant s'ennuyer - et on est les derniers à fermer. Mais on peut discuter avec les collègues de Mayhem, philosopher avec des Roadies anonymes gavés de Death Metal, se prendre la tête avec des Tour Managers (celui d'Opeth par exemple, pour une incroyable histoire de bières post-fermeture), admirer la descente d'Al Jorgensen et autres techos des Comeback Kid, pratiquer l'espagnol avec des skaters émérites, venus braver le bateau-skate park conçu pour l'occasion, faire ami-ami avec des coreux Bordelais. Et puis, accessoirement, profiter de musique venue des tripes de la Terre en compagnie de ses potes, faire des plans sur la comète, monter des projets passionnants. A la famille près : un monde parfait, somme toute.

Surtout lorsque les portes s'ouvrent sur le délire d'Ultravomit, dont le "Jacques Chirac" résonne encore dans nos oreilles sans même qu'ils l'aient joué. Un peu de régionalisme ne nuit pas et il est agréable de voir le trio nantais ouvrir le festival sur la Mainstage. Ma playlist personnelle sera par la suite composée de pas mal de bribes - Municipal Waste, At the Gates, Envy, Meshuggah, Motorhead, Today is the Day, Sick of it All, Dimmu Borgir, In Flames, Mayhem, Morbid Angel - et de quelques concerts complets - Paradise Lost, Porcupine Tree, Opeth, Cavalera Conspiracy, Year of no Light (ce dernier constituant d'ailleurs ma révélation du festival, à l'origine du titre de ce post). Une sélection fantastique, même si les horizons sont peut-être moins vastes que dans les éditions précédentes. Cette année, c'est très metal et old school sur les deux scènes principales, et il faut plonger sous la tente de la Discovery Stage pour jouir de post hardcore et autres chaos étudiés. En gros : sur la pelouse, ça manque d'un Converge ou d'un Walls of Jericho. Peut-être parce que nous sommes supposés vivre un second Hellfest en août, 100% hardcore, culture locale oblige. A voir. En attendant, on pourra toujours aller écouter Converge au Ferrailleur le 22 juillet prochain.

Mais ce post s'éternise et, comme je le craignais, je vais vous bassiner avec mon récit plusieurs jours de suite. Là, je suis dans le train pour Paris - retour au boulot oblige - et je ne pourrais rien mettre en ligne avant demain de toute façon. De l'écart entre le présent de narration et celui de publication. La suite au prochain épisode.

jeudi 19 juin 2008

Hack/Fatigue

C’est fou ce que la fatigue peut vous rendre vulnérable : à peine rentré, déjà abattu, voici que la rhinopharyngite de notre Lulu a profité de ma baisse de résistance pour me mettre par terre. Ça, c’était sûr : alors que je m’acharne au boulot depuis des mois sans véritable pause, le Hellfest, qui doit m’extraire un peu de ce cycle infernal, commence demain. Et il est certain que manger du metal 15 heures par jour pendant 3 jours est nettement plus aisé avec le crâne en compote… Qu’importe, je vais me débrouiller !

Béa et moi avons encore bien avancé la paperasse pour la création de notre SARL ; tous les documents sont disponibles et je vais donc pouvoir allez immatriculer tout ça. Aujourd’hui peut-être, si j’ai suffisamment de force… Mais passons à des choses plus divertissantes : hier, entre deux lignes de code destinées à explorer les possibilités de l’ExternalInterface de Flash CS3, j’ai craqué sur le digital download star de la semaine, démo payante de l’un des jeux les plus attendus de l’année, Spore. « L’atelier des créatures de Spore » (Spore Creature Creator en VO), vous permet de jouer au créateur de bestioles, puis de les mettre en scène et de les photographier ou même les « filmer », histoire de partager tout ça sur le net. Comme ceci.

spore_20080619

L’outil, foncièrement inutile, merveilleux (les possibilités sont innombrables) et indispensable (même sans le jeu qui va avec), m’a renvoyé à une autre merveille du genre, interface devant laquelle j’ai englouti bon nombre d’heures : la création de votre avatar dans City of Heroes. Et là forcément, j’ai une pensée émue pour Captain Bledina, mon premier véritable avatar numérique avant de m’enticher d’une morte-vivante démoniste et autre guerrier Tauren. Si seulement ce module là était disponible en stand alone… Rien que d’en parler tenez, je retournerais bien, un peu, arpenter les rues de Paragon City, explorer les hauteurs de la ville en compagnie du Captain, combattre quelques bonshommes de neige et autre roi citrouille événementiel…

Mais trêve d’écran(s) : aujourd’hui je tente de finaliser un paquet de trucs côté boulot, et demain je pars pour Clisson ! Au programme : Mayhem, Madball, Paradise Lost, Sick of it All, Carcass, Dimmu Borgir, In Flames, Treponem Pal, Porcupine Tree, Apocalyptica, Cavalera Conspiracy, Slayer, Opeth et j’en passe… God bless heavy metal ! Et rendez-vous la semaine prochaine, donc.

mardi 17 juin 2008

Reconnexion

Cela fait plusieurs jours déjà que je suis rentré à la maison… et mon dieu que ça fait du bien ! Evidemment, comme avec n’importe quel rythme, la rupture du cycle infernal 500 bornes – formation – boulot – dodo m’a surtout laissé sur les rotules ce weekend. Si j’ai profité de ma femme et de mes gars, j’ai aussi pas mal profité de mon lit, effectuant siestes à foison. Et même hier – en même temps c’était lundi – pas facile de s’y remettre. Bilan des choses à faire, rattrapage des choses non faites, suite de la paperasse (pas si lourde que ça) pour la création de la société (ça y est, le bail est signé !)… et hop, la journée était bouclée. Encore pas mal d’administratif à faire – démarches, devis, relances clients – avant de mériter le HellFest en fin de semaine.

Côté loisirs, Béa et moi avons bien aimé Resident Evil : Extinction, rattrapé dimanche suite à sa sortie en DVD. Mulcahy et Anderson s’en sont bien sortis pour calibrer leur produit intelligemment, entre ambition restreinte et moyens limités, Milla est comme toujours magnifique et Ali Larter est de plus de la partie… Les scènes d’action sont peu nombreuses mais évitent d’être épileptiques, le côté Mad Max n’est pas exagéré, et le bestiaire si souvent décrié de la série dans son incarnation live, correspond bien à mes yeux, à la grandiloquence propre à Capcom. Alors soit, nous sommes bien loin des jeux d’origine (la question reste valable : est-ce vraiment un mal ?), mais cette Alice là, moi, décomplexée et entourée de non-morts, je continue d’en redemander.

Côté lecture, rattrapage des Punisher War Journal après avoir bouclé un an de Punisher Max. Pas plus restreint certes, mais le coup de crayon d’Ariel Olivetti – aussi bien sur un Frank Castle mi-Punisher mi-Captain America que sur l’odieux Hate-Monger – est proprement merveilleux. Et puis j’ai tout de même battu un record du monde à New International Track & Field (le javelot). Il se peut toutefois, vu la violence de mes ébats au stylet avec ce titre, que ma DS ne lui survive pas… Que dire sinon ? Que l’on déplore la disparition hier, trop tôt, de l’immense Stan Winston, qui marque peut-être symboliquement la fin d’une époque : celle des effets de plateau. There’s no school like old school.

vendredi 13 juin 2008

Presque...

Réveil chez mes parents ce matin ; nettement plus agréable tout de même, que l'anonymat d'une chambre d'hôtel. D'ailleurs j'ai l'impression de commencer à sortir de l'espèce de Quatrième dimension dans laquelle je me trouvais depuis quelques jours, sérieusement déraciné (et je crois que j'ai par ailleurs traversé plusieurs fois la forêt de Tales from the Darkside au cours de mes trajets). Hier, j'étais supposé faire le trajet le plus court de la semaine - Poitiers-Paris - et c'est pourtant certainement celui qui m'a semblé le plus long. La fatigue, certainement... Heureusement, sur place, le réconfort de la famille m'attendait, ainsi que la possibilité de me défouler un peu sur le New International Track & Field (NITF) de Konami, attrapé hier (jour de sa sortie) à Poitiers avant mon départ. Pourquoi, le 12 juin 2008, ai-je privilégié un party game athlétique sur DS plutôt que le dernier opus des aventures de Snake, sorti sur PS3 en même temps - Metal Gear Solid 4 ? Le truc c'est que, virtuellement, je suis un grand fan de Snake : j'ai adoré le premier opus PlayStation - même la version GameBoy Color, d'ailleurs - ainsi que, n'en déplaise à la majorité, Metal Gear Acid (excellent mélange de stratégie au tour par tour et de collectionnite aigüe à base de trading cars immatérielles). Le reste ? Traumatisé, à l'époque, par la révélation Metal Gear Solid 2 (la "mort" de Snake, autour de laquelle la presse avait à l'époque uniformément joué le jeu du spoiler-free), j'ai posé ma manette et bizarrement, ne l'ai jamais reprise depuis. Ce qui ne m'a pas empêché de rajouter MGS3, Metal Gear Acid 2 et même Metal Gear Portable Ops à ma ludothèque... Logiquement donc, avant d'accompagner celui que l'on surnomme désormais Old Snake dans sa dernière aventure, j'aimerais prendre le temps de vivre celles qui l'ont précédé. Autant dire que l'achat n'est donc pas justifié avant un certain temps... Espérons que Kojima tienne parole et ne nous serve pas un cinquième opus trop rapidement; mon rêve moi, serait qu'il se penche sur un Zone of the Enders (l'une de mes séries préférées) sur PS3.

NITF, donc. Retour aux bases du jeu vidéo - l'acharnement sur des boutons, ici transposé en manipulations frénétiques du stylet, mêlé à un sens précis du timing - pour ce jeu fait de mini-jeux (pas mal d'épreuves ont l'air d'avoir été implémentées) qui rappelle qu'avant que la Wii et la DS ne trustent le concept, Decathlon et ses semblables avaient déjà lancé l'idée du jeu simple, accessible et convivial dans la même pièce. Un retour aux sources bien agréable ; et puis c'est l'occasion de revenir sur DS après les mois passés en exclusivité sur le meilleur jeu du monde : Monster Hunter Freedom 2. Je me bats un peu pour ne pas m'y replonger d'ailleurs. Ou mieux, patcher MHP2G pour pouvoir l'apprécier en anglais, et découvrir ses nouvelles possibilités... Mais le plus important aujourd'hui, reste de rentrer chez moi, prudemment mais LE PLUS VITE POSSIBLE ! Ma femme, mes enfants... I am on THE way! (prononcez "zi ouéille", en hommage à Martin Lawrence dans Bad Boys 2). Après avoir correctement fait mon boulot, of course. Sur ce...

jeudi 12 juin 2008

"It's a day that I'll never miss..."

Réveil surréaliste ce matin, dans la même chambre ou presque qu'il y a deux jours, à l'Hôtel Ibis de Poitiers... Comme si je n'avais pas effectué un aller-retour sur Bidos, et que je n'avais pas passé une "délicieuse" journée à quelques enjambées des Pyrénées hier... Pourtant les souvenirs sont bien là. Me retrouver mardi sur l'A63, bloqué par la gendarmerie qui filtre les camions de plus 7,5 tonnes pour éviter de les envoyer s'entasser sur les aires saturées qui précèdent la frontière espagnole. Arriver à Oloron Sainte-Marie pour me rendre compte que j'ai oublié de regarder où est mon hôtel, et que je ne sais même pas comment il s'appelle. Découvrir que, dans un hasard bienveillant, je me suis garé à 100 mètres de l'Hôtel Allyson, véritable 3 étoiles réservé par ma femme (toilettes séparées de la salle de bains - ce qui confirme ma théorie - mais aussi spa, sauna, piscine et petit dej' à 11 euros). Voir mes plans de ballade ruinés par le boulot et les intempéries locales, apocalyptiques. Me réveiller le lendemain matin dans la grisaille, devant l'incompétence des services d'information de la Cinquième (cf post d'hier). Arriver au poste de garde de l'entreprise où je dispense ma formation, pour qu'on m'annonce qu'il n'y a pas de parking visiteurs, et qu'il me faut donc me trouver une place légale "quelque part" (à près de 15 minutes à pied, donc). Tenter, toute la journée, d'effectuer une formation à l'utilisation d'un SPiP en ligne sans connexion Internet ou presque. Terminer super tard, de nouveau sous la pluie, et travailler sur ordinateur à l'arrière de la Micra pour satisfaire des clients capricieux. Repartir à 18h30 avec, en vue, près de six heures de route. Démarrer sous des trombes d'eau, franchir des routes inondées - au point de redouter de tuer la voiture -, jouer à Dirt, en vrai, sur les routes du Béarn...

Eh bien si, les deux derniers jours ont bien eu lieu, en dépit de l'étrange sensation procurée par le retour au même endroit, au même hôtel. Le numéro de ma chambre a changé, mais la disposition des meubles elle, est strictement identique. Bien que j'ai rechigné à prendre la route hier soir, celle-ci bien que difficile, s'est avérée plutôt agréable ; et je dirais même mieux : agréable car difficile. Effectivement, les trois premières heures du trajet sont passées à une vitesse étonnante, entre le côté rallye grisant de la conduite sur les routes inondées du Béarn (l'impression de vitesse dans de telles conditions est énorme, même à 50 km/h), la traversée surréaliste de cette superbe petite ville qu'est Navarrenx (première ville bastionnée de France, pour votre information), au sein de laquelle la circulation tient du labyrinthe, les orages terrifiants que je traverse en à peine deux minutes à chaque fois à l'approche de Bordeaux, mon côté bon samaritain qui me pousse à prévenir la gendarmerie après avoir évité de justesse un pneu sur l'A63, à 130 km/h... Et puis enfin, fêter avec Titine (la voiture) son cent-millième kilomètre, au son de Juliette & the Licks.

Seconde partie du trajet plus longue car moins colorée ; mais mon iPod est cette fois chargé d'une playlist réfléchie pour me donner un coup de fouet. A la fin de Watershed, dernier et merveilleux opus d'Opeth, place, en pleine obscurité, à la bande originale de Rocky IV. Un CD que je convoite depuis bien longtemps, que je suis ravi d'avoir trouvé en boutique plutôt qu'online (en hommage à ma cassette d'origine, achetée par ma grand-mère chez un disquaire de Gap). Avec Watershed et Ultimate Ghosts'n Goblins sur PSP, il s'agissait là de mon kit se survie pour Oloron. Trop fatigué, je n'avais toutefois permis au jeu de Capcom de m'humilier que quelques minutes avant de m'écrouler. Rocky IV donc, et ses merveilleuses pistes instrumentales - War/Fanfare et Training Montage - fantasmes de gosse qui prennent une texture toute particulière à 23 heures passées sur l'autoroute, une clope au bec (oops, c'est interdit ça!). Une touche ringardo-positive, qui m'a permis, au final, de conclure ma journée sur un sacré sourire. Et ce soir, direction l'Ile de France, et le confort de l'appartement de mes parents, avant d'enfin rentrer à la maison demain. C'est comme si j'y étais.

"Though his body says stop, his spirit cries Never !"

mercredi 11 juin 2008

"Internet : nuit gravement à la santé"

Incroyable. Au moment même où j'écris ces lignes, quelques minutes après mon réveil à Oloron Sainte-Marie (nous y reviendrons dans quelques instants), la Cinquième rediffuse le sujet traité par C dans l'air hier soir : "Internet : nuit gravement à la santé". Alors soit, j'ai raté le début, mais peu importe le stade atteint dans la discussion entre les participants, on distingue, en background quasi-subliminal, des screenshots de GTA IV. D'emblée, avant même de m'intéresser au contenu, je comprends qu'une émission pourtant relativement sérieuse a fait l'amalgame entre jeux vidéo et Internet. Si leur cheval de Troie s'appelle GTA, on imagine le cheminement "intellectuel" : le jeu constitue une caricature sociale, contient une dimension sociale (par le biais de ses facettes multijoueurs), et rend asocial et sociopathe... mais à grande échelle. Au cœur du changement d'échelle, de l'individuel vers le groupe - et donc forcément "tout le monde" -, Internet (sa technologie, et non le phénomène). Pour le moment, j'extrapole, pourtant, le temps d'écrire ces lignes, tout y est passé, de sujets sur les otaku à l'analyse des hobbies des jeunes ayant été à l'origine des massacres universitaires américains de triste mémoire. Internet = jeux vidéos = violence. Au passage, l'analyse de GTA faite ci-dessus, qui pointe du doigt une mise au même niveau, maladroite, de plusieurs incarnations du lien social, est aussi validée par l'émission, qui donne l'exemple de suicides annoncés sur Internet, et ignorés par les amis de la future victime. Comme je l'imaginais, les participants confondent le caractère social d'Internet, et l'inadaptation sociale à la fois de la victime, mais surtout de ses "amis", puisque leur absence de réponse montre bien leur ignorance du lien social qui existe, quelque soit le réseau, entre les gens. Ce qui est à critiquer, ce n'est pas le fait que l'information soit diffusée sur Internet, mais bien qu'elle ait été ignorée, non ?

Alors voilà : la Cinq assimile Internet et jeux vidéos, considérant certainement que tous se jouent en réseau. Au travers de quelques cas sociopathes (l'émission prend pour point de départ un triste fait divers meurtrier au Japon, le week-end dernier), la chaîne tente d'incarner le Jack Thompson du pauvre (ce qui me rappelle l'excellent dossier récent de Canard PC, se demandant si la France pouvait aussi produire un Thompson). Certains spectateurs jouent le jeu de ce panel d'illustres ignorants par SMS : "Tuer, torturer, détruire sont à la base de tous les jeux vidéo. Comment après ça un gamin peut-il devenir un adulte équilibré?", d'autres, évidemment joueurs, se moquent des propos tenus. Allez qu'importe, tout le monde a le droit d'avoir son opinion sur la question. Mais ce qui est grave, ce sont les erreurs sans cesse commises par les intervenants, qui n'y connaissent rien et déforment la réalité pour valider des propos absurdes. Ainsi à la question : "Des millions de gens jouent. Allons-nous vers une armées de tueurs psychopathes?", un éminent cerveau français répond comme suit (en gros). "Il y a des précédents à cela (...) les soldats américains, avant de partir en Irak, s'entraînent sur Full Spectrum Warrior, un jeu vidéo téléchargeable gratuitement sur le site de l'armée américaine." Alors déjà, ce n'est pas le bon jeu (ne pas confondre avec Full Spectrum Command ou America's Army) - THQ ne serait pas ravi d'apprendre que son jeu, initialement conçu il est vrai, pour l'armée, est dispo gratuitement sur le web - mais voyez l'incroyable démagogie de la réponse : c'est le jeu qui a fait de ces hommes des soldats. Le concept de simulation serait-il donc intrinsèquement nocif ? No comment. Et dire que, pendant ce temps là, EDGE a le courage de faire sa nouvelle une sur MadWorld - "we kill because we care" - tout en revenant sur la production de Carmageddon...

Le plus triste dans tout ça, c'est que C dans l'air a au passage perdu toute crédibilité à mes yeux. Alors que je regardais d'habitude l'émission avec intérêt, pensant y apprendre quelque chose à chaque sujet traité, je me rends compte désormais qu'il vaut mieux fuir son manque de sérieux. Avec tout ça, plus le temps de revenir sur ma journée d'hier... pas grave, ce sera pour mon prochain post! En attendant, vous pouvez revoir l'émission en ligne.

mardi 10 juin 2008

Silent Hill Origins

Si le rire, contrepied évident, a toujours su se trouver une place aux côtés de la peur, il en est autrement d'une vaste part du spectre émotionnel humain. Silent Hill 2 (SH2) reste aujourd'hui, des années après sa sortie, un objet unique en ce qu'il est justement capable d'effrayer, dégoûter, mais aussi faire douter, pleurer... et surtout s'ancrer, dans son malaise insondable, au plus profond de nous, de façon durable. Récemment, c'est à mes yeux un film qui a réussi le pari de concilier terreur et émotions : l'incroyable 28 Weeks Later, film quasi parfait rendu plus fascinant encore par son alternance entre le chef-d'oeuvre et le nanar, "tutoyant régulièrement les étoiles" avant de se travestir en Joseph Zito. Mais combien d'œuvres peuvent se vanter de vous avoir fait pleurer au beau milieu d'une scène hardgore ?

Sa force émotionnelle, SH2 la puisait aussi bien dans l'histoire exo-intérieure de James Sunderland, que dans le spectateur, régulièrement (trop?) mis à contribution par le biais de la mise en scène et de la narration. Substrat borderline du premier opus - avec ses objectifs absents qui poussaient le joueur à visiter chaque maison, chaque chambre de la ville pour avancer - la volonté du joueur est le moteur de SH2, miroir de l'auto-analyse inconsciente de son avatar. Dans une approche qui est limite une faute en matière de gameplay, le monument de Konami se repose à de nombreuses reprises (l'intro, le labyrinthe dans lequel il faut éviter Pyramid Head) sur cette seule volonté, au risque de voir le joueur abandonner l'aventure, frustré, déjà trop habitué, à l'époque, à la linéarité quasi-didactique de bon nombre de titres.

SH3 est un titre à part, riche en idées et émotions, inestimable dans son envie d'amener l'horreur jusque chez son héroïne, à cheval comme 28 Weeks Later entre le génial (le monde qui "pourrit" en temps réel, sur vos talons) et la dérive action (l'omniprésence des armes à feu). A partir de SH4, titre rattaché in extrémis à l'édifice Silent, rien ne va plus. L'action prend le dessus, l'univers est une façade reconnaissable mais ses mécaniques l'emportent sur le joueur, captif d'une unitéralité narrative : dans The Room, le joueur ne donne pas - ou si peu - de lui-même.

Silent Hill Origins (SHO) forcément, a donc l'objectif ardu de vouloir renouer avec la trilogie originelle, de se positionner - narrativement parlant - en amont du premier opus, tout en intégrant les différentes évolutions de la série - et du genre Survival Horror en général, redéfini par Resident Evil 4. Le premier constat, hommage à la PSP, est que le format portable ne nuit pas, a priori, à l'édifice : la réalisation est magnifique, l'ambiance sonore impeccable (merci Akira Yamaoka). Pourtant d'emblée, quelque chose ne colle pas. Travis Grady, imperturbable, débarque dans Silent Hill sans jamais remettre en question sa santé mentale, ni même la raison de sa présence en ces lieux. On devine bien une justification de son purgatoire, mais la présence de la fillette maléfique, justification rétroactive d'une partie de l'interprétation (impeccable à mes yeux) livrée sur grand écran par Christophe Gans, tient de l'artifice, de la cohérence adaptative. Et surtout, la volonté répond aux abonnés absents. Le titre tente bien de nous faire croire le contraire, laissant au joueur le soin de déclencher son passage dans l' "autre monde" au travers des miroirs du jeu (aucun n'offrant de vision aussi malsaine et magnifique que le fauteuil roulant proposé à Heather dans SH3). Mais la sirène redoutée, vecteur de sueurs froides, est absente, et le choix n'en est pas un puisque les allers-retours entre les deux réalités sont de toute façon aussi obligatoires que linéaires.

Pour faire peur, SHO compte beaucoup sur les confrontations immédiates avec les créatures qui constituent le bestiaire de Silent Hill, au détour des temps de chargement qui accompagnent chaque porte franchie. Maladie des jeux d'actions contemporains, les QTE (Quick Time Events) accompagnent souvent ces attaques imparables, et retirent aux affrontements l'inertie qui accompagnait ceux de SH2. Renforçant cet appauvrissement, l'arsenal de Travis tient du grand n'importe quoi : j'ai ainsi terminé l'aventure avec, dans mes poches, des centaines de munitions, un paquet d'armes à feu, sans compter les innombrables téléviseurs portables, queues de billard, couteaux, crochets à viandes, lances, katanas et j'en passe. Je préférais largement la parcimonie mesurée de SH2, pesante sans être pénalisante comme dans les premiers Resident Evil, que cette fausse richesse au combat. Ici de toute façon, vous pouvez venir à bout, sans risque, de quasiment toutes les créatures à l'aide de vos poings.

La durée de vie enfin, est un gag. Moi qui suis d'ordinaire peu sensible à l'argument de la durée de vie, suis bien obligé de condamner une aventure qui se termine en moins de cinq heures. Les boss sont inconsistants en dépit de leur charisme - exception faite de l'espèce de X-tro faiblard qui clôture l'histoire, ridicule - et le défi est absent. Reste qu'il y a un certain plaisir à parcourir SHO et que, dans l'absolu, ce n'est pas un mauvais jeu. Mais il renforce plus que jamais, le statut unique de ce mètre étalon horrifique, tous médias confondu, qu'était et restera longtemps, Silent Hill 2.

lundi 9 juin 2008

Déjà que le dimanche soir, c'était plutôt métal...

Ne parlons pas de la route aujourd'hui. Non, ne parlons pas du fait que, au départ de Vernon pour Poitiers, je suis passé à quelques centaines de mètres du bâtiment où je dispense une formation ce vendredi, ou encore du fait que, quelques kilomètres plus loin, j'ai fait un bout de route sur le tronçon qui, d'ordinaire, me ramène auprès des miens. Ne parlons pas du fait qu'il est bien compliqué de se faire refuser sa carte bleue au passage d'un péage, alors que les véhicules se sont accumulés derrière vous. Ne parlons pas de tout ça. Parlons de quelque chose de plus important.

Aujourd'hui, la France toute entière est bouleversée, car l'info sur l'une de nos chaînes est enfin libérée. Et oui mesdames et messieurs, PPDA s'en va ! Peu importe que sa remplaçante annoncée ne soit pas forcément meilleure (mais laissons-lui le bénéfice du doute). A bégaiement égal, questions aussi vaines en interview - surtout lorsqu'il s'agit de stars féminines de cinéma - je veux bien accepter n'importe quel visage en remplacement. Si j'étais quelqu'un chez TF1, je briserais d'ailleurs cette volonté de faire du présentateur du JT un membre de la famille. Déjà que la réalité horriblement racoleuse colportée par les caméras s'invite tous les soirs à nos tables, si en plus c'est toujours le même qui annonce les mauvaises nouvelles... Je préfèrerais une formule plus libre, avec, sinon une nouvelle tête tous les soirs, au moins un vivier en rotation. Que le présentateur (la présentatrice) soit imparfait(e) importe tant peu tant qu'il (elle) a de la personnalité et des idées. Et puis le côté imprévu rajouterait certainement un peu de piment à ces pénibles confrontations familières entre nos élus - ou ceux qui voudraient l'être - et ceux qui se veulent, plus ou moins démagogiques, nos porte-paroles. Mais ça, c'est mon avis ; un remplacement c'est déjà pas mal. Et comme le dimanche soir, c'est plutôt métal (© Le Mouv), reste plus qu'à ne pas allumer la télé le samedi soir, et c'est gagné. Ou à regarder des redif de New York District programmées en boucle sur TF6, c'est tout aussi formaté, et nettement plus agréable.

dimanche 8 juin 2008

Vernon, Eure

Moins de 72 heures pour profiter de ma famille avant de reprendre la route... Ce fut court, mais nous avons bien profité, notamment de la journée de samedi, kermesse de l' "autre école" du bourg oblige. A défaut d'être présent à celle de l'école de mon fils dans deux semaines - cause Hellfest - j'ai au moins pu voir Hugo à l'œuvre, trop heureux d'échanger des tickets contre une participation à un jeu qui, toujours, débouche sur un carton rempli de bricoles où choisir un cadeau... Lulu n'était pas en reste non plus, amoureux des chevaux et poneys présents sur les lieux mais pas trop ; un peu comme de l'Elephant de l'Ile de Nantes, avec une crainte primale imposant une distance de sécurité, mais surtout pas l'éloignement complet. Et puis voilà, nous sommes Dimanche soir et me voici à Vernon (27), à 430 et quelques kilomètres de la maison. Le premier pas d'une semaine qui m'entraînera dans un véritable shuffle au travers de la France (de Vernon à Bidos en passant par Poitiers, avant de faire le trajet inverse pour Velizy et d'enfin revenir dans le 44, tout cela sur 5 jours), à l'image de mon iPod qui, tout au long du trajet, faire faire le grand écart à mes oreilles, de Cradle of Filth et The Haunted à Eriko Imai et Ayumi Hamasaki, en passant par Hilary Duff, Gwen Stefani et autres Juliette & the Licks - une préférence personnelle. La beauté de l'aléatoire éclectique.

La route elle, fut moins variée que sa bande son; en dépit d'une étrange brume de chaleur en traversant le pays d'Auge, comme si tout le paysage cramait à petit feu. Un grief de plus à l'encontre de Mappy, qui m'incite à prendre l'A13 en direction de Rouen alors qu'il s'agit de l'A24, laquelle débouche plus de 200 bornes plus tard sur la "véritable" A13. Ou qui omet encore de prendre en compte, arrivé dans Vernon, les sens interdits et autres particularités de circulation locale, et a donc manqué de me faire emprunter une voie à sens unique... Mais, après avoir croisé un domaine au nom sympathique ("Le Domaine de la folie"), je suis tout de même arrivé à l'Hôtel Normandy (merci Baba!), trois étoiles et les toilettes à l'extérieur de la salle de bains, un critère de luxe si j'en crois mes récentes expériences hôtelières. Il faut dire que le bâtiment se voudrait british, mais il lui manque, je crois, un certain flegme. Encore que :
- "Est-ce que ma chambre est fumeur ?"
- "Ca dépend. Vous fumez ?"
- "Oui."
- "Alors c'est une chambre fumeur."

Jour du seigneur oblige, pas de boulot ce soir. D'ailleurs, je me suis empressé de finir Silent Hill Origins en arrivant dans ma chambre. Je digère - plus ou moins devant Le Terminal de Spielberg -, et on en reparle.

samedi 7 juin 2008

Le plastique c'est fantastique - mais le bois c'est pas mal non plus

Pas beaucoup de temps hier encore, pour m'éloigner du boulot et tenter de dompter les instruments en plastique de l'excellent Rock Band. J'ai bien essayé de profiter d'un petit Welcome Home (Coheed & Cambria), mais mes deux tentatives ont été interrompues par des coups de fil de clients... Qu'à cela ne tienne : le créneau suivant, en fin d'après-midi, m'a permis de délaisser ma Fender Stratocaster en plastique pour le confort, pesant et périlleux, de ma véritable Jackson JS30RR Rhoads. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas tenu la bête, toute de noir vêtue, dans mes doigts, lui préférant ma Yamaha modifiée pour les quelques cours auxquels j'ai pu assister ces derniers mois, moins susceptible d'éborgner mon professeur. Bon, je ne joue toujours pas comme un Dieu, ni même comme un de ses représentants, intérimaire et manchot, sur Terre, mais le plaisir est immense, surtout couplé à une pédale Death Metal. Les fausses guitares c'est bien, et c'est un très bon exercice rythmique et de doigté (surtout à l'image d'un Dragonforce à 100% en Expert...) que de s'adonner à Guitar Hero et ses descendants. Mais la réalité, nettement plus complexe, est aussi nettement plus riche. Surtout quand, amateur de bruit devant l'éternel, vous arrivez (un peu) à faire des sons parasites de l'ampli saturé et des cordes non maîtrisées, une composante presque volontaire de votre "performance". Avec ça forcément, quelques minutes durant, les coups de fil du monde extérieur passent à la trappe - et les consoles aussi.

Bien que les périphériques créés pour les consoles de salon aient popularisé les jeux de musique au-delà du simple DDR, les consoles portables elles, restent perméables ou peu convaincantes, en matière d'expérience musicale. Guitar Hero On Tour paraît bien dérisoire, tout comme Jam Sessions en son temps (pas si éloigné). Il y a toutefois un produit que j'attends avec impatience : le KORG DS-10 Synthetizer qu'AQ Interactive éditera au Japon le 25 juillet prochain. N'hésitez pas à aller jeter un œil sur le site officiel pour vous en convaincre ; vous y trouverez même un mp3 généré par le soft en guise de démonstration. Après l'insolite Elektroplankton, la DS s'affirme donc une nouvelle fois comme la seule console capable de devenir un instrument, plutôt que de le simuler. Mais la simulation a aussi du bon ; si seulement Taiko no Tatsujin daignait sortir chez nous, ne serait-ce que dans l'une de ses itérations...

jeudi 5 juin 2008

Proportions

Je crois que Kirsten Dunst a sensiblement raison lorsque, dans Elizabethtown, elle suggère à tout le monde de faire un road trip au moins une fois dans sa vie ; c'est du moins ce que je me suis dit tout au long de l'A62 hier soir, parcourant les 230 et quelques kilomètres qui séparent Bordeaux de Toulouse, sous un soleil généreux. Bon, je ne savais pas encore que le même soleil me cramerait les yeux quelques heures plus tard, perdu une fois de plus dans les derniers kilomètres de mon trajet par les infos de Mappy, peut-être justes si l'on s'en tient aux plans d'aménagement territoriaux, mais nettement moins pertinentes du point de vue de la signalisation. Désespéré, j'ai d'abord appelé ma femme au secours – ça ne sert pas forcément à grand chose, mais ça réconforte – avant d'avoir la présence d'esprit d'appeler directement mon hôtel. Je ne sais toujours pas si le fait que cette requête soit tardive est un signe positif d'assiduité à la conduite non-accompagnée, ou un trait de bêtise pure – tout comme je ne sais toujours pas si cette remarque d'un client dans le Nord en début de semaine (« Vous parlez come Philippe Manoeuvre ») est un compliment ou non, mais c'est une autre histoire. « Je suis perdu. Je suis à Rouffiac-Tolosan, devant l'école primaire, et je ne vous trouve pas. » La réceptionniste, faisant fi de l'effet standing, a une réponse très claire : « Vous avez croisé le centre commercial et le Mac Donald's ? Nous sommes juste à côté, derrière les platanes ». Superbe réponse, riche en informations. La première inquiète (à côté d'un Mac Do??), la seconde rassure (le coup des platanes, surtout avec un accent espagnol), et l'ensemble fait du bien parce que ces repères là, quoiqu'on en pense, sont simples. Avis aux futurs résidents du Domaine de Charlary. Lorsque vous empruntez la route d'Albi (marquée D888 et non N88) à la sortie 14 à proximité de Toulouse, supprimez la dernière page de directions, et remplacez par « Après la sortie, continuez tout droit, puis tournez à droite au Mac Do ». C'est pourtant pas dur.

Mais venons en au titre de mon entrée du jour ; le Domaine de Charlary, comme l'Appart'City de Mérignac, est une formule de location d'appartements avec un service hôtelier – le Sexy Center en moins. Sauf que comme la région est bardée de travailleurs itinérants, je me retrouve avec un T2 pour moi tout seul. Si j'avais eu le temps, ma famille et/ou des potes avec moi, Dieu sait ce que nous aurions fait de cet espace dont le rangement et l'entretien auraient échapé à notre responsabilité... Sans tout ça, je me suis battu sur 1m carré avec une connexion 3G ridicule pour travailler jusqu'à 23 heures passées, l'oreille vaguement tendue vers la Nouvelle Star pour m'assurer que Benjamin irait bien en finale. Cool. Et puis j'ai même poussé le vice jusqu'à dormir dans le clic-clac plutôt que dans la chambre. Une suite, c'est superflu et donc très agréable, mais hier tout m'a paru bien grand, à l'image du site industriel où je dispensais une formation, tellement étendu que le moindre déplacement, à la clope près, s'y fait en voiture. Aujourd'hui sera sans surprise à côté – et je n'aurais pas à me perdre non plus – puisque je suis déjà venu à Blagnac la semaine dernière. Souvenez-vous, dans une chambre ridicule en plastique, qui rentrerait d'ailleurs dans la salle de bains de ma suite à Charlary...

mardi 3 juin 2008

Mérignac forever !

TROIS QUART D'HEURES ! C'est le temps qu'il m'a fallu, au terme de 380 bornes au départ de Nantes, pour couvrir un trajet référencé à... deux minutes par Mappy. Je différencie pourtant bien la droite et la gauche, mais ce n'est visiblement pas le cas de l'algorithme pathfinder de cet outil qui ne sert plus qu'à ceux qui n'ont pas de GPS, et encore. Du coup, j'ai exploré un à un ("un par chacun" comme dirait Hugo) les bras d'un rond point conséquent, allant même jusqu'à visiter l'aéroport de Bordeaux... Après une bonne douzaine d'infractions au code de la route et une centaine d'années de purgatoires chèrement gagnée en jurons, j'ai fini par retrouver la trace de l'Appart'City. Surprise supplémentaire : le parking a été sous-dimensionné de moitié, tranquille. Du coup, j'ai dû me garer dans l'herbe... A la réception, mon hôte insiste sur le fait que le vrai-faux hôtel est indiqué à chaque rond-point ; tu parles, pas plus que le supermarché pour adultes qui lui tient compagnie au plus profond de la zone hôtelière de Mérignac. Bref. Reste que, côté confort, la formule studio hôtel tient le haut du panier de ce que j'ai fait en déplacement ces derniers mois - la fantastique maison d'hôte alsacienne CathEric, un véritable petit coin de paradis, mis à part. C'est grand, propre, bien équipé. Dommage que mon arrivée tardive ne me permette que de juger le confort, et non d'en profiter... Au passage, je voudrais rendre hommage à ma femme, qui organise mes déplacements aux petits oignons, plans de route compris. Je ne te remercierai jamais assez !

Au moins, la route a été super agréable. C'est la cinquième fois que j'enchaîne l'A83 et l'A10 ces derniers mois, et la première que je ne me fais pas rincer dans des proportions bibliques. Ça a bien failli à un moment, mais on aurait presque dit que les courbures de la route avaient été étudiées pour contourner les averses du jour. Surréaliste. C'est quand même moins fatiguant comme ça, et presque moins fatiguant que les quatre heures passées dans le train hier à jouer à Silent Hill Origins (après deux heures de bouchons lillois teintés de périphérique inondé). Je touche presque au bout, bientôt le bilan. La fin ne sera pas pour ce soir en tout cas ; je m'étais prévu une séance nanar - le Stay Alive acquis la semaine dernière - que je vais quand même tenter, mais je doute, une fois de plus, d'arriver au bout du métrage.

lundi 2 juin 2008

Silent Lille

C'est de Lille que je chatouille le clavier de mon portable ce matin. Arrivé hier soir, dîner chez des cousins après un voyage non pas en voiture pour une fois, mais sur les rails. Et quand c'est direct et pas trop long, j'avoue que ça fait du bien : quatre heures réparties entre ma PSP et des velléités de lecture vite englouties par le sommeil, c'est tout de même moins fatiguant que la conduite sous la pluie. Car sur la route jusqu'à la gare, l'eau m'a encore tenu compagnie, jusqu'à se transformer en grêle. Dans le Nord, un temps à faire mentir Danny Boon m'a accueilli à mon réveil terminus ; comme quoi le blason des corons est vraiment redoré. Ce matin par contre, la grisaille est plus traditionnelle ; la température au moins, n'est pas celle du grand nord - hier quand j'ai dit à Hugo que je partais travailler dans le Nord, il m'a demandé "au Pôle Nord"? avant d'estimer que le nord de la France, c'était déjà bien trop loin à son goût. Comme j'ai rendez-vous au pied d'un terril, le tableau sera on ne peut plus classique, vestige de mes origines chti.

Pendant mon trajet en train, j'ai poursuivi ma désintoxication à Monster Hunter pour me plonger enfin dans Silent Hill Origins, un titre qui fait mentir tous ceux qui pensaient qu'une console portable n'était pas de taille à susciter la trouille. Se promener dans Silent Hill à la recherche d'une clé, en évitant les créatures qui hantent son brouillard, est un acte étrange, familier et déroutant, tant c'est à la fois agréable et déplaisant. Le spectre du chef-d'œuvre Silent Hill 2 plane sur les premières minutes du titre, avec une marche condensée pour s'adapter au format play anywhere. Une approche qui m'a fait réfléchir une fois de plus aux innombrables qualités de l'aventure intérieure de James Sunderland, et au caractère iconoclaste de son ouverture. Alors que bon nombre de titres cherchent aujourd'hui à vous accrocher dès les premiers instants façon God of War, vous plongeant d'emblée dans le coeur de l'action quand le didacticiel prend la peine de se déguiser en narration, les premières minutes de Silent Hill étaient longues, inactives, pesantes. Le titre ne cherchait pas à vous happer mais faisait appel à votre volonté seule, reflet de la présence volontaire de Sunderland à Silent Hill. C'est là la différence avec cette préquelle dans la peau de Travis Grady ; lui n'est là que par accident, et si l'on voulait pinailler, il est difficile de justifier son implication dans l'autre monde une fois la fillette sauvée d'un incendie en flammes. L'homme ne cherche pas à s'échapper, pas vraiment perturbé par les distorsions de son environnement et les horreurs qui ne s'y dissimulent pas. Cela paraîtrait presque artificiel. La peur est bien là, mais je serais tenté de dire que l'émotion et l'inertie suscitées par la longue marche de Sunderland sont absents de cette excursion petit format, l'éloignant du piédestal atteint par Konami il y a des années de cela. D'ailleurs, aucun autre titre ne peut se réclamer d'une telle démarche, anti-commerciale au possible.

Pour le reste, retour en arrière avec la (re)lecture de Elektra Assassin, merveille des années 80 - où j'ai l'occasion de confirmer combien Ben Templesmith marche sur les traces de Bill Sienkiewicz. Seul regret de ma soirée d'hier : m'être endormi devant le très beauf et plaisant Torque, produit Neil H. Moritz à faire passer les Fast and Furious pour de la poésie. Damnède.

vendredi 30 mai 2008

Splatterhouse, Jade, Barbara et la viande

Ce n'est pas parce que j'ai passé pas mal de temps sur la route cette semaine que j'ai oublié de me tenir au courant des nouvelles du monde. Pendant que les népalais abolissent la monarchie et que les américains lavent des poulets à l'eau de javel, deux jeux vidéo qui occupent une place importante dans mon cœur d'artichaut s'apprêtent à refaire surface. Splatterhouse tout d'abord, dérangé beat'em up des années 80, nous revient avec force effets gore et autres shaders sanguinolents. Cela fait un moment qu'on le savait, mais Kotaku tient désormais le communiqué de presse et quelques images alléchantes. Pour le plaisir tenez, un run complet de la version PC Engine...



... et pour ceux qui n'auraient pas la chance d'avoir ce titre dans leur vidéothèque import (merci Kuro), le détournement enfantin du même jeu pour la Famicom, Splatterhouse: Wanpaku Graffiti.



Au passage, YouTube regorge d'impayables trailers pour des adaptations live du jeu par les fans, ça vaut le détour et votre temps de travail. Le second titre prévu pour un comeback n'est pas à mettre au même niveau, puisqu'il s'agit du merveilleux Beyond Good & Evil, l'un de mes jeux préférés de la "vieille génération" de consoles. Succès critique autant qu'échec commercial - la faute à l'orgie de titres qui précède chaque passage du Père Noël - ce jeu de Michel Ancel m'avait à l'époque profondément marqué. Aussi c'est avec plaisir que l'on retrouve un ami porcin dans ces premières images. En attendant de revoir l'adorable Jade, et de savoir si la tout aussi charmante Emma De Caunes lui prêtera de nouveau sa voix... (voir la vidéo sur le site uplay.com)

Que dire d'autre aujourd'hui ? Qu'il va falloir que je sois plus efficace dans mon travail qu'hier, c'est indéniable. Mais j'ai repris des forces hier soir, puisque j'ai réussi à obtenir de ma femme qu'elle se repaisse avec moi de ce bonheur filmique qu'est le From Beyond de Stuart Gordon, diffusé sur le satellite dans toute sa splendeur 4/3 pour ne pas trop diminuer Barbara Crampton à l'écran. Quel plaisir de revoir cette débauche délirante, texturée poisseuse façon Screaming Mad George. Ça peut paraître dégueu au néophyte, mais je vous assure que ce l'est moins que le documentaire d'Envoyé Spécial sur la composition des produits alimentaires premiers prix et hard discount, diffusé au même moment sur France2.



Ah si, j'oubliais : j'ai enfin pris le temps de pondre un article sur Sancho. Kidnap, donc. Sur ce...

jeudi 29 mai 2008

Bye bye Ycare !

Retour de Blagnac hier ; dans un soucis d'optimiser mon temps de trajet – une préoccupation récurrente quand on avale des milliers de kilomètres par semaine – je pousse mon réservoir, sous un soleil timide, dans ses derniers retranchements. A quelques kilomètres de la panne, de la pompe et à peine plus de Bordeaux, l'apocalypse : des trombes d'eau s'abattent sur l'autoroute, au point que tout le monde descend en dessous des 80km/h (peut-être la gendarmerie devrait-elle faire alliance avec un hypothétique maître du temps pour maîtriser les excès de vitesse?). Et comme ça ne pourrait pas être pire, puisqu'il pleut déjà, je tombe sur la seule station service où les pompes ne sont pas abritées. Et où le système anti-retour est tellement balèze qu'il me faut cinq bonnes minutes (j'étais humilié au bout de quelques secondes) pour faire le plein. Soit ; même pas mal, je me change. Deux heures et demi plus tard – quelque part en Poitou-Charentes – le soleil refait surface, en phase largement descendante. Je croise un nouveau record de tarif en essence – plus de 1,60 € le litre – et, oh surprise! c'est d'une station Leclerc qu'il s'agit. Le voilà leur business plan : pour offrir des tarifs bas sur le parking de votre hypermarché régional, assassiner le quidam quand il n'a pas le choix du prestataire. Classe. Six heures après mon départ, j'arrive chez moi juste à temps pour voir les dernières minutes de la Nouvelle Star. Comment le public a-t-il pu dégager Ycare, alors que Cédric s'engonce toujours plus dans des reprises hasardeuses (j'ai pu en juger car Béa avait pensé à enregistrer l'émission) ? Soit, s'il faut trancher entre « le monstre » et Benjamin, force est de reconnaître que le Jazzman est un tueur. Mais Ycare, c'était le facteur surprise de l'émission. On ne sait pas ce que va chanter Benjamin, mais on sait comment il va le chanter. Pour Ycare, à chaque fois, c'était une découverte. Dommage. Toujours est-il que si Benji ne va pas en finale, M6 n'aura pas ma redevance pour la dernière, na. En attendant, retour au boulot, en espérant pouvoir passer quelques minutes à me ridiculiser à la batterie sur Rock Band. Et non, je ne reviendrai pas sur le coût du jeu.

mercredi 28 mai 2008

Halloween tardif à Blagnac

Six heures de route sous la pluie – porté par du SP95 à 1,58 € le litre! - m'ont amené hier goûter la grisaille toulousaine; une journée de boulot sur place qui s'achèvera ce soir avec le trajet en sens inverse pour rejoindre mon QG familial. Six heures donc, qui ont bien failli se terminer sur une crise de nerf, alors que les agents de la voirie bloquaient en temps réel chaque rue, avenue ou boulevard que je souhaitais emprunter pour rejoindre mon hôtel – à l'instinct, comme toujours, car lire les directions de Mappy lorsque l'on est seul au volant reste un peu délicat. Le hasard a voulu que je trouve mon chemin assez rapidement, heureux à l'idée de me poser dans ma chambre d'hôtel... Les « chambres » du Première Classe de Blagnac - situé en pleine zone aéroportuaire, où les avions se disputent vos oreilles avec la rocade locale – tiennent plutôt de la cellule impersonnelle en plastique, avec à peine une meurtrière (je n'ose appeler ça une fenêtre) pour vérifier timidement que les loustics du second, qui tiennent tête à la rocade comme aux avions, ne sont pas en train de jeter un sort à votre voiture. Tenez, c'est presque aussi joyeux qu'une nuit à Thionville, sauf qu'au moins là-bas, ma chambre tentait de masquer sa frigidité sous une certaine classe décorative. Nourri et épuisé, je m'étais préparé une soirée pleine de divertissements pour me changer les idées : Monster Hunter Freedom 2 était dans ma PSP, bien entendu, Silent Hill Origins se tenait prêt au cas où je serais enfin décidé à lui laisser sa chance... Et surtout, un passage au Leclerc du coin m'avait permis de m'équiper en images pour la soirée. Pour plusieurs d'ailleurs : le Halloween de Rob Zombie, un nanar du nom de Stay Alive (sans Travolta mais apparemment avec un jeu qui tue – littéralement), et même le Blue Holocaust de d'Amato (le bonheur des hypermarché de province). Le truc, évidemment, c'est que je me suis assoupi avant la fin d'Halloween, et que je suis bien incapable de vous dire si le Dr Loomis a su mettre un terme à la cavale meurtrière de sieur Myers. Reste que, de mon point de vue tronqué, cet Halloween est excellent – surtout dans sa première heure. J'essaierai de vous en toucher deux mots sur Sancho, une fois que j'aurai rattrapé le Kidnap visionné depuis déjà une bonne quinzaine. Sur ce, il est 7h passé et j'ai bien besoin d'un café - l'heure d'évaluer le buffet à volonté de mon palace. Comme je le disais à Béa hier soir : la prochaine fois (la semaine prochaine en fait), on monte de plusieurs étoiles, quitte à payer plus cher.

vendredi 16 mai 2008

Blood on my Wiimote

De quoi attirer l'attention aussi bien des amateurs de défouloirs vidéo-ludo-fétichistes de série B, que des détracteurs de la violence qui sévit uniformément au bout de nos manettes : Madworld et Bayonneta. Je ne verrai certainement rien de plus alléchant aujourd'hui ; d'autant que dans le cas de Madworld, c'est sur Wii que ça va tacher pour les 18+. (Source : Siliconera)